20% des arrêts de travail ne sont pas suivis

 

20% des arrêts de travail font l’objet d’un renoncement de la part des salariés, indique une étude du groupe de protection sociale Malakoff Médéric publiée fin novembre. Parmi les personnes qui n’ont pas suivi la prescription de leur médecin, 39% disent le regretter.

Les conclusions d’une enquête sur l’absentéisme maladie menée par Malakoff Médéric auprès de 2 000 salariés et 300 médecins généralistes sont pour le moins inattendues : 20% des arrêts maladie prescrits aux salariés par leur médecin traitant en 2016 n’ont pas été suivis. 7% de ces arrêts ont été pris en partie et 12% pas du tout.

Des raisons morales et financières

Le premier motif de renoncement invoqué est la conscience professionnelle. 48% des personnes interrogées disent ainsi qu’ils n’ont pas l’habitude de se laisser aller. Les autres explications à ce refus sont principalement des raisons financières (29%), la peur d’une surcharge de travail au retour (23%) ou la pression hiérarchique (22%).

Parmi les salariés qui n’ont pas respecté leur arrêt de travail, 39% regrettent leur décision. Ils mentionnent alors l’impact sur leur productivité ou la qualité de leur travail (65%), une maladie qui dure plus longtemps (53%), une rechute (50%) ou un moral en baisse (45%).

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Pascal Lopez (Sanofi SAG) : « Ce qui ne tue pas rend plus fort »

Pascal Lopez, 57 ans, est délégué central chez Sanofi SAG, qui regroupe les fonctions support du géant pharmaceutique, et emploie 3 800 salariés. En juin 2017, il a dénoncé un système d’évaluation illégale des cadres. Depuis, l’équipe Ressources Humaines (RH) a été remplacée et les adhésions à FO ont triplé.

Il a parfois le sentiment d’être un rat de laboratoire. Entré en 1983 comme biologiste chez Pharmuka, Pascal Lopez a vécu plus de dix plans sociaux au sein de la même entreprise, passée sous l’enseigne Rhône-Poulenc, puis Sanofi, à coup de réorganisations et de rachats.

Il a adhéré à FO en 1983, à l’invitation d’un militant, alors que le site où il travaillait, à Gennevilliers, était menacé de fermeture. Je n’étais pas particulièrement branché sur le syndicalisme, même si je suis petit-fils d’un républicain espagnol, reconnaît-il. Mais je l’ai suivi par curiosité et je suis rapidement devenu le secrétaire du syndicat.

Il se bat pour l’emploi et, l’année suivante, empêche vingt-cinq licenciements. Quand je suis arrivé sur mon nouveau site, à Vitry, je n’ai pas eu de mal à convaincre les salariés, et nous sommes devenus l’un des plus gros syndicats, poursuit-il.

Pascal multiplie les mandats syndicaux, dans l’entreprise comme dans sa fédération et dans l’interpro. À tel point qu’il lui devient difficile de poursuivre son métier de chercheur en maladies dégénératives. Il se reconvertit dans l’informatique en 1997. Continuer la lecture

[Négociations] Journée de Solidarité 2017

Une nouvelle fois, la négociation sur la « Journée de Solidarité » s’est soldée par une mascarade :

  • ouverture tardive de la négociation fin juillet alors que les organisations syndicales l’avaient demandé dès le 1er trimestre ;
  • deuxième et dernière réunion de négociation en novembre ;
  • aucun changement accepté par rapport à la position initiale de la Direction.

FO a pourtant proposé des revendications qui n’ont que peu d’impact pour l’entreprise :

  • un accord sur trois ans ;
  • Modalité 2 et 3 : Journée de solidarité prise sur le compteur de temps disponible « Employeur » ;
  • Non Cadre et Modalité 1 : Journée de solidarité offerte.

[Négociations] Participation des salariés

Après plusieurs réunions de discussion, l’ensemble des organisations syndicales (OS) représentatives ont indiqué à la Direction qu’ils sont signataires de l’accord de participation au niveau groupe. Ainsi tous les salariés sont couverts par un accord unique permettant le partage des sommes disponibles au niveau de la réserve spéciale de participation.

Malgré cela, les OS regrettent unanimement que la Direction n’ait pas voulu modifier la formule légale de calcul de la réserve spéciale de participation pour améliorer la somme à distribuer aux salariés.