[FO Cadres] Dossier « LES SYNDICATS : sont-ils utiles aux salariés des TPE ? » (Lettre 178)

Au sommaire de ce numéro :

  • L’avis de l’expert Pierre DIDIO (secrétaire général union départementale de Savoir et conseiller du salarié) : « C’est dans les TPE que les syndicats ont le plus à apporter aux salariés »
  • FO signataire de l’ANI sur le télétravail
  • L’édito d’Éric Pérès : « Télétravail : l’ANI signé, la négociation ne fait que commencer »
  • Colloque FO-Cadres : Numérique et intelligence artificielle dans les pratiques RH
  • Questions/Réponses : la Démission

Pour consultez, cliquez sur le lien : FO Cadres n°178 (pdf, 8 pages, 757 Ko)

DIF : un nouveau délai pour transférer ses heures

Ne perdez pas vos droits à la formation.

Initialement prévu au 31 décembre 2020, le report des heures de DIF vers le compte personnel de formation ( CPF) est prolongé jusqu’au 30 juin 2021.

Attention : passé ce délai, les heures de DIF seront perdues.

Chaque salarié a été destinataire d’un courrier, fin janvier 2015 attestant de ses heures DIF acquises au 31 décembre 2014.

Pour utiliser vos heures acquises au titre du DIF, pour financer une formation dans le cadre de l’actuel CPF, vous devez :

• vous connecter sur le site internet : https://www.moncompteformation.gouv.fr/ ou bien sur l’application mobile Mon Compte Formation;
• accéder à votre compte formation ou en créer un;
• cliquer sur l’onglet «Mes droits à la formation» puis «CPF privé + DIF»;
• saisir le solde de ces heures avant le 30 juin 2021
• enregistrer votre solde qui sera automatiquement crédité sur votre compteur en euros. Le taux est fixé par décret à 15 €de l’heure.

Rappel : depuis le 1er janvier 2019, l’alimentation du Compte personnel de formation (CPF) se fait pour les salariés, non plus en heures mais en euros. (15€ /Heure).

Les formations peuvent se dérouler pendant ou hors temps de travail. Lorsqu’elles sont suivies en dehors du temps de travail, elles ne sont pas soumises à l’accord de votre manager.

Quelle que soit la quotité de travail, le compteur est alimenté en euros à raison de 500 € par an jusqu’à un plafond de 5 000 €.

FO signe l’accord interprofessionnel sur la santé au travail

Au terme d’une âpre négociation de six mois, les organisations syndicales et patronales sont parvenues à un compromis dans la nuit du 9 au 10 décembre sur un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail. Ce texte, axé sur le développement de la prévention, a reçu un avis favorable de la part des négociateurs FO, CFDT et CFE-CGC du côté syndical et du Medef et de l’U2P du côté patronal.

La CGT ne signera pas tandis que la CFTC et la CPME réservent leur réponse.

Les interlocuteurs sociaux ont jusqu’au 8 janvier 2021 pour signer le texte.

FO signataire de l’ANI sur le télétravail

La négociation sur le télétravail s’est achevée vendredi 27 novembre en fin de matinée, après une ultime séance de négociation. Après avoir pris connaissance du projet d’accord, le bureau confédéral de FO réuni l’après-midi, a convenu de donner l’accord pour la signature du projet d’ANI.

En septembre, les partenaires sociaux avaient convenu d’ouvrir de nouvelles négociations nationales interprofessionnelles dans la perspective de moderniser l’ANI de 2005 sur le télétravail. Les négociations ont débuté mardi 3 novembre dans un contexte particulier puisque le télétravail exceptionnel est de nouveau subi pour une grande majorité des travailleurs. Cette situation ne doit pas occulter la réglementation et l’encadrement d’un télétravail en temps ordinaire.

La négociation sur le télétravail s’est achevée vendredi 26 novembre en fin de matinée, après une ultime séance de négociation, dont FO avait annoncé qu’elle serait déterminante selon les réponses apportées à ses revendications, dont les dernières formulées sur le droit syndical et sur celles relatives à la prise en charge des frais en circonstances exceptionnelles.

Le bureau confédéral réuni cet après-midi, après avoir pris connaissance du projet d’accord et des analyses sur les points principaux sur lesquels s’est mobilisée la confédération avec sa délégation (Béatrice Clicq – Secrétaire confédérale ; Sébastien Busiris – Secrétaire général de la FEC FO ; Eric Peres – Secrétaire général FO Cadres), et en ayant débattu, a convenu de donner l’accord pour la signature du projet d’ANI.

La négociation doit maintenant se poursuivre dans les branches et les entreprises. L’accord signé doit servir d’effet de levier pour encadrer le recours au télétravail et réaffirmer que ce mode d’organisation requiert un management par la confiance et non par la surveillance.

L’inégalité de rémunération entre les femmes et les hommes

Date et heure symboliques, 4 novembre 2020, 16h16 : que s’est-il passé ? On estime qu’à partir de ce moment là les femmes travaillent gratuitement, et ce jusqu’à la fin de l’année. Pour quel motif ? Une « simple » différence de rémunération entre les femmes et les hommes. En effet, à poste équivalent, les femmes sont payées 15,5% de moins que leurs homologues masculins[1]. C’est dans ces circonstances que le collectif « Les Glorieuses » a calculé qu’à compter du #4novembre16h16 les salariées sont devenues des bénévoles. Les inégalités de rémunération sont un véritable fléau sur le marché du travail. L’une des ambitions du quinquennat d’Emmanuel Macron est de réduire ces écarts de salaire injustifiés et intolérables.

La question de la rémunération est envisagée au moment de l’embauche, lors des entretiens annuels d’évaluation ou bien lors des négociations annuelles obligatoires. La rémunération est donc un élément négociable. Cette négociation serait-elle une faculté davantage accessible au public masculin ? La difficulté de négocier est-elle une problématique féminine ? Par exemple, 100% des hommes négocient leur salaire à l’embauche tandis que ce pourcentage chute drastiquement à 20% s’agissant du public féminin. Cependant, qui ne demande rien, n’obtient rien. Oui mais les femmes ont honte, non seulement honte de négocier mais aussi honte d’avoir honte de négocier[2]. Elles doivent s’armer de courage car il n’est pas concevable aujourd’hui de fonder la différence de salaire sur une seule et unique condition de genre.

En résumé, pourquoi les négociations créent-elles un écart entre les salaires des hommes et celui des femmes ?

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