ASTEK refuse de mettre en place un accord sur le droit d’expression des salariés

Afin de favoriser grandement l’amélioration des conditions de travail des salariés et ainsi éviter un turn-over de 40 à 50%, FO a proposé une trame de projet d’accord sur le droit d’expression des salariés.

Cette proposition a été immédiatement balayée d’un revers de la main par la Direction des Ressources Humaines. Attitude très surprenante quand on sait que l’entreprise cherche à obtenir depuis plus deux ans le label « Great Place To Work ».

Avancées sociales en matière d’égalité en passe d’être rejetées par la France

En 2014, la Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a réformé la politique familiale modifiant la durée de versement des prestations du congé parental. En septembre 2016, un bilan montrait que peu de pères faisaient le choix de prendre les 6 mois de congés qui leur revenaient. Déjà à l’époque, Force Ouvrière déplorait que cette mesure « incitative » n’ait finalement permis qu’une chose : des économies conséquentes pour les pouvoirs publics !

Aujourd’hui, un projet de directive européenne propose d’aller vers plus d’égalité en octroyant des droits nouveaux à l’ensemble des parents et proches aidants : 10 jours de congé paternité payé, 4 mois de congé parental payé au niveau des indemnités de maladie et non transférable d’un parent à l’autre, et 5 jours de congé payé par an pour les proches aidants. Cela représente de réelles avancées pour de nombreuses personnes en Europe, en France y compris.

Or, le Président de la République refuse de valider ce projet au motif d’un coût potentiellement important. Pour Force Ouvrière, cette position est contradictoire avec l’annonce selon laquelle l’égalité femmes – hommes constituerait une grande cause nationale.

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FO favorable à une réforme de l’obligation d’emploi des handicapés

Le gouvernement a lancé le 15 février 2018 une concertation visant à simplifier et remettre à plat la politique d’emploi des travailleurs handicapés. Les premières mesures législatives pourraient être prises dès le mois d’avril. FO veillera à empêcher toute perte de droits.

Les organisations syndicales et patronales ont entamé mi-février 2018 une concertation avec le gouvernement pour réformer la politique d’emploi des personnes handicapées. Le taux de chômage de ces dernières atteint 19%, soit le double de la moyenne nationale.

Depuis trente ans, les entreprises de plus de 20 salariés ont l’obligation d’employer 6% de personnes handicapées. A défaut, elles doivent verser une compensation aux fonds d’insertion professionnelle Agefiph (privé) ou Fiphfp (fonction publique). Mais il existe de nombreuses exemptions et dérogations. Et dans les faits, ce taux d’emploi n’est que de 3,8% dans le privé pour 5,5% dans le public.

FO favorable une négociation interprofessionnelle

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Free n’aime pas les syndicats libres

Le centre d’appel Qualipel, à Vitry sur Seine en région parisienne (Val-de-Marne), emploie environ 500 salariés qui travaillent depuis 2012 à la satisfaction des abonnés de l’opérateur Free, lui-même filiale du groupe Iliad. FO, implantée dans l’entreprise depuis 2015 seulement, est majoritaire, avec 34% des voix depuis les élections professionnelles de novembre 2016, au détriment des anciens, en particulier de la CFDT, qui a disparu, et de l’UNSA. Un résultat que la direction a tout fait pour éviter et qu’elle ne digère visiblement toujours pas.

Pour lire le récit, cliquez sur le lien « Free n’aime pas les syndicats libres« .

FO dénonce des répressions antisyndicales chez Amazon

Un comité d’entreprise extraordinaire s’est prononcé le 3 mars contre le licenciement d’un délégué syndical FO sur le site Amazon de Saran (45). L’an dernier, deux autres militants avaient été sanctionnés. Pour FO, il ne fait pas de doute que la direction cherche à briser un syndicat qui prend de l’ampleur au sein de l’entrepôt du géant de la vente en ligne.

Un délégué syndical FO du site d’Amazon à Saran (45) fait actuellement l’objet d’une procédure de licenciement. S’agissant d’un salarié protégé, un comité d’entreprise extraordinaire (CCE) a été convoqué le 2 mars pour donner son avis. Le 3 mars, il a émis un avis négatif. L’inspection du travail doit maintenant se prononcer dans un délai de deux mois.

« C’est seulement au cours de ce CCE que nous avons connu le motif du licenciement – du harcèlement, avec des arguments qui ne sont ni fondés ni justifiés, dénonce Guillaume Chevalier, délégué syndical FO. Lors de l’entretien préalable, aucun fait précis ne lui avait été reproché. On les [la direction] sent mal à l’aise, ça ressemble à une vengeance personnelle. »

Déstabiliser FO

La procédure se base sur une dizaine de témoignages « l’accusant par exemple de prendre ses heures de délégation pour éviter de faire le ménage ou pour nuire à l’ambiance de l’équipe » ajoute Anthony Marteau, délégué syndical FO.

L’an dernier, deux autres militants FO avaient reçu un avertissement, qu’ils avaient contesté.

« Y aurait-il des projets qui se passeraient mieux sans FO ?, s’interroge la section commerce de la fédération FEC-FO dans un communiqué daté du 26 février. La chronologie des faits ne fait que renforcer notre conviction que la direction d’Amazon cherche à déstabiliser FO. C’est peut-être les suites de la grève lancée au mois de décembre et l’investissement de l’équipe FO à défendre les intérêts et les droits des salariés ».

Une grève en décembre 2015

En décembre 2015, la direction avait imposé à tous les salariés de travailler le samedi pour faire face aux commandes en période des fêtes. Jusqu’à présent, les heures supplémentaires ne se faisaient que sur la base du volontariat. FO avait appelé à faire grève ces jours-là pour revendiquer des effectifs supplémentaires, des embauches en CDI et l’arrêt des heures supplémentaires obligatoires.

Surtout, aux dernières élections professionnelles en septembre 2015, FO a obtenu 14 % des voix et un siège de titulaire au CE. « On est le seul syndicat à s’opposer à la direction, poursuit Anthony Marteau. En ce moment, on conteste la délocalisation d’un service en Allemagne et en République Tchèque. Comme on est en train de grossir, ça les embête. Ils sont sur le dos de la section depuis un an ».

« On est très infantilisés »

Le syndicat dénonce aussi régulièrement les conditions de travail dans cet entrepôt ouvert en 2007, le premier grand site d’Amazon implanté en France. Le bâtiment de 70 000 m2 emploie à l’année un millier de salariés qui gèrent des millions de produits stockés.

« On est très infantilisés, tout est fait pour qu’on ne prenne pas d’initiative, déplore Anthony Marteau. Beaucoup d’anciens de l’armée deviennent chefs pour cadrer les troupes, aux Etats-Unis ce sont des GI. » Il évoque par exemple l’interdiction de porter les cheveux détachés, même pour les salariés qui travaillent dans les bureaux, ou les cordons de capuche qui ne doivent pas dépasser… 7,6 cm de long.