Astek attaque en justice le syndicat FO pour forcer le déménagement du local syndical en dehors de l’entreprise (Suite)

[Mise à jour du 20 mai]

Le 13 octobre 2021, un huissier a remis au syndicat FO une assignation en justice d’Astek pour demander à un juge d’ordonner le déménagement du local syndical FO … en dehors des locaux de l’entreprise.

Le syndicat FO s’est rendu le 2 décembre au tribunal de Lyon en vue de l’audience sur son local syndical. Suite à une erreur du cabinet d’avocats représentant le groupe astek, l’audience a été repoussée en mai 2022 … puis en septembre 2022.

Depuis 2014, l’équipe FO s’engage au quotidien pour aider et conseiller les salariés, négocier de nouveaux droits pour les salariés. Face à la forte « baisse » de l’effectif du groupe en 2020 pendant la pandémie, le syndicat par la voix de l’un de ses délégués syndicaux n’a pas hésité à alerter la presse et les médias (articles, radio et télévision ici) sur les situations et les abus.

Après la contestation en 2019 des mandats accordés à ses délégués syndicaux, la suppression de l’accord de Droit Syndical en 2020 interdisant ainsi l’envoi de communication vers la messagerie professionnelle des salariés, la sanction disciplinaire d’un délégué syndical en 2020, une action en justice engagée en 2021 pour sortir le local syndical de l’entreprise, cela conforte la vision de FO d’une chasse aux sorcières organisée à l’encontre des syndicats qui s’engagent.

ASTEK refuse de mettre en place un accord sur le droit d’expression des salariés

Afin de favoriser grandement l’amélioration des conditions de travail des salariés et ainsi éviter un turn-over de 40 à 50%, FO a proposé une trame de projet d’accord sur le droit d’expression des salariés.

Cette proposition a été immédiatement balayée d’un revers de la main par la Direction des Ressources Humaines. Attitude très surprenante quand on sait que l’entreprise cherche à obtenir depuis plus deux ans le label « Great Place To Work ».

Avancées sociales en matière d’égalité en passe d’être rejetées par la France

En 2014, la Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a réformé la politique familiale modifiant la durée de versement des prestations du congé parental. En septembre 2016, un bilan montrait que peu de pères faisaient le choix de prendre les 6 mois de congés qui leur revenaient. Déjà à l’époque, Force Ouvrière déplorait que cette mesure « incitative » n’ait finalement permis qu’une chose : des économies conséquentes pour les pouvoirs publics !

Aujourd’hui, un projet de directive européenne propose d’aller vers plus d’égalité en octroyant des droits nouveaux à l’ensemble des parents et proches aidants : 10 jours de congé paternité payé, 4 mois de congé parental payé au niveau des indemnités de maladie et non transférable d’un parent à l’autre, et 5 jours de congé payé par an pour les proches aidants. Cela représente de réelles avancées pour de nombreuses personnes en Europe, en France y compris.

Or, le Président de la République refuse de valider ce projet au motif d’un coût potentiellement important. Pour Force Ouvrière, cette position est contradictoire avec l’annonce selon laquelle l’égalité femmes – hommes constituerait une grande cause nationale.

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FO favorable à une réforme de l’obligation d’emploi des handicapés

Le gouvernement a lancé le 15 février 2018 une concertation visant à simplifier et remettre à plat la politique d’emploi des travailleurs handicapés. Les premières mesures législatives pourraient être prises dès le mois d’avril. FO veillera à empêcher toute perte de droits.

Les organisations syndicales et patronales ont entamé mi-février 2018 une concertation avec le gouvernement pour réformer la politique d’emploi des personnes handicapées. Le taux de chômage de ces dernières atteint 19%, soit le double de la moyenne nationale.

Depuis trente ans, les entreprises de plus de 20 salariés ont l’obligation d’employer 6% de personnes handicapées. A défaut, elles doivent verser une compensation aux fonds d’insertion professionnelle Agefiph (privé) ou Fiphfp (fonction publique). Mais il existe de nombreuses exemptions et dérogations. Et dans les faits, ce taux d’emploi n’est que de 3,8% dans le privé pour 5,5% dans le public.

FO favorable une négociation interprofessionnelle

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Free n’aime pas les syndicats libres

Le centre d’appel Qualipel, à Vitry sur Seine en région parisienne (Val-de-Marne), emploie environ 500 salariés qui travaillent depuis 2012 à la satisfaction des abonnés de l’opérateur Free, lui-même filiale du groupe Iliad. FO, implantée dans l’entreprise depuis 2015 seulement, est majoritaire, avec 34% des voix depuis les élections professionnelles de novembre 2016, au détriment des anciens, en particulier de la CFDT, qui a disparu, et de l’UNSA. Un résultat que la direction a tout fait pour éviter et qu’elle ne digère visiblement toujours pas.

Pour lire le récit, cliquez sur le lien « Free n’aime pas les syndicats libres« .