Accord sur les NAO Salaires 2018

Après plusieurs réunions sur la négociation des salaires, les organisations syndicales FO, CFDT et CFTC ont fait des revendications salariales communes ce qui a permis d’aboutir à la signature d’un accord sur les enveloppes d’augmentations 2018. Alors bien entendu, tout n’est pas parfait dans l’accord notamment sur la réduction des inégalités salariales entre les femmes et les hommes mais FO a considéré que les avancées obtenues permettent de signer un accord dans l’intérêt des salariés.

Pour en savoir un peu plus, consultez l’ accord sur les salaires (pdf, 6 pages, 2 Mo).

Une grève patronale (du dialogue social ?) qui « parasite » les négociations de la convention collective

Un « agenda social » patronal très creux… Immédiatement suivi d’une annulation de la réunion de négociation d’Avril pour cause de grève… Du dialogue social ?

Après plusieurs mois où rien ne semble se débattre en réunion, avec une partie du patronat qui veut tout renvoyer à la négociation en entreprise (Syntec Numérique) sous fond de tiraillements internes, voilà que le patronat nous envoie un projet d’agenda social… Agenda social dans lequel ne figurait pas la révision des minima conventionnels deux fois par an, comme l’exige la CCN… Un « simple oubli patronal », qui serait passé inaperçu sans la vigilance des équipes de négociation FEC-FO.

La thématique essentielle de cet agenda social ? Toujours la vieille marotte patronale du « toilettage » (au Kärcher ?) de la CCN, avec en ligne de mire une renégociation du temps de travail pour faire sauter les références au plafond de sécurité sociale des modalités 2 et 3 et pour élargir les modalités d’application du forfait jours.

Mais à peine le projet d’agenda social communiqué, le patronat annulait la réunion du mois d’Avril, reportant les négociations à fin mai… Si tout va bien…

Pourtant, les autres instances de la branche se poursuivent et les réunions se tiennent, parmi lesquelles le groupe de travail sur le toilettage de la convention collective…

La « grève » se situe-t-elle au niveau du dialogue social dans la branche ? Le doute est permis !

Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation des Bureaux d’Etudes Techniques (BETIC) – Réunion du 29 mars 2018

Le rôle de la Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation (CPPNI) est de négocier des accords s’appliquant à toutes les entreprises et les salariés du secteur des Bureaux d’études techniques ainsi que des instituts de sondages et des enquêteurs. Le chamboulement du code du travail par les ordonnances Macron-Penicaud achève la remise en cause de la hiérarchie des normes commencée avec la loi El-Khomri.

Depuis plusieurs mois, l’organisation patronale SYNTEC a du mal à dégager une position en interne.
=> D’un côté, les entreprises de la branche qui veulent tout déréguler (merci les ordonnances Macron-Pennicaud !)
=> De l’autre, les entreprises qui pensent qu’une guerre des coûts fera fuir les salariés et sera à terme contre-productive.

Le torchon brûle !

La partie patronale, CINOV et SYNTEC, a déclaré qu’elle est bien consciente de la faible attractivité de la branche pour les salariés, de la difficulté à embaucher et constate que, dans certaines entreprises, le turn-over atteint 50% sur un an !

Continuer la lecture

[Négociations 2018] La direction refuse de négocier sur la journée de solidarité

Dès le début de la 1ère réunion de négociation, la Direction a annoncé quelle reconduirait le dispositif en place depuis des années. Par cette position, la Direction envoie un signal cinglant aux organisations syndicales : PAS DE NEGOCIATION.

Pourtant, l’équipe FO a fait des propositions qui ne coûtent rien à l’entreprise :

  • Durée de l’accord : 3 ans
  • ETAM et Cadre modalité 1 sans jour de repos complémentaire : Journée de solidarité offerte
  • Cadre modalité 1 avec jours de repos complémentaire : Journée de solidarité déduite des jours de repos complémentaire
  • Cadre modalité 2 ou modalité 3 : Journée de solidarité déduite du compteur de temps disponible « Employeur »

En 2013, la Direction avait fait un geste social à l’attention des salariés en acceptant ce type de mesures.

Entre les messages de la Direction sur le site internet et les réseaux sociaux pour attirer de nouveaux salariés, et la réalité du dialogue social avec le DRH il y a malheureusement gouffre.

Pour la Direction, ce sera un CSE … unique

Afin de garantir une représentation des salariés la plus proche du terrain, l’ensemble des organisations syndicales ont proposé un Comité Sociale et Economique (CSE) Central et plusieurs Comités Sociaux et Economiques (CSE) régionaux.

La Direction a balayé d’emblée d’un revers de la main ce type de revendications en imposant la mise en place d’un CSE unique dans l’objectif de réduire les moyens par trois et donc la présence en local.

[Négociations] Journée de Solidarité 2017

Une nouvelle fois, la négociation sur la « Journée de Solidarité » s’est soldée par une mascarade :

  • ouverture tardive de la négociation fin juillet alors que les organisations syndicales l’avaient demandé dès le 1er trimestre ;
  • deuxième et dernière réunion de négociation en novembre ;
  • aucun changement accepté par rapport à la position initiale de la Direction.

FO a pourtant proposé des revendications qui n’ont que peu d’impact pour l’entreprise :

  • un accord sur trois ans ;
  • Modalité 2 et 3 : Journée de solidarité prise sur le compteur de temps disponible « Employeur » ;
  • Non Cadre et Modalité 1 : Journée de solidarité offerte.

[Négociations] Participation des salariés

Après plusieurs réunions de discussion, l’ensemble des organisations syndicales (OS) représentatives ont indiqué à la Direction qu’ils sont signataires de l’accord de participation au niveau groupe. Ainsi tous les salariés sont couverts par un accord unique permettant le partage des sommes disponibles au niveau de la réserve spéciale de participation.

Malgré cela, les OS regrettent unanimement que la Direction n’ait pas voulu modifier la formule légale de calcul de la réserve spéciale de participation pour améliorer la somme à distribuer aux salariés.