Négociations sur le protocole électoral (octobre 2014)

La position de FO consiste en la mise en place de CEt régionaux car cette organisation favorise la proximité avec les salariés et l’opérationnel, la réduction de la fatigue des élus (ex : déplacements), la limitation des frais de déplacements (train, avion, hôtel …).  De plus, FO a demandé la hausse du budget ASC à 0,75% et l’octroi d’un certain nombre d’heures pour différentes commissions obligatoires ou non obligatoires (économique, formation, égalité professionnelle, logement …).

Alors que les négociations avec la Direction devaient permettre à toutes les organisations syndicales d’exprimer leurs souhaits, de négocier … FO a eu la désagréable surprise de constater que certains sujets se négocient depuis quelques semaines en coulisse entre la Direction et la CFDT. Cette mise à l’écart est très préjudiciable aux relations entre organisations syndicales.

Par conséquent, l’organisation définitive du ou des prochains CE devrait être prochainement connue de tous.

[Questions/Réponses] Le compte personnel de formation

Le 5 mars 2014, a loi réformant notamment la formation professionnelle par la transposition de l’ANI du 14 décembre 2013, avec certaines modifications, a été adoptée. Parmi les innovations issues de cette réforme figure la création d’un compte personnel de formation (CPF) en lieu et place du droit individuel à la formation, plus connu sous l’appellation « DIF ».

Pour FO-Cadres, compte tenu de la complexification de leur travail, les cadres ont plus que jamais besoin de développer leurs compétences et leurs qualifications. Ainsi, il est nécessaire de comprendre le fonctionnement de ce nouveau dispositif, d’autant plus que le CPF parait pleinement adapté aux besoins spécifiques des cadres. Continuer la lecture

[Dossier] Réforme de la formation professionnelle

La loi relative à la formation professionnelle, l’emploi et la démocratie sociale, a été adoptée le 5 mars 2014. Elle réforme notamment la formation professionnelle et l’apprentissage, en transposant l’accord nationale interprofessionnel du 14 décembre 2013. Les interlocuteurs sociaux signataires de cet accord (FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, MEDEF et UPA) ont souhaité ainsi atteindre de nouveaux objectifs dans le système de formation par l’élaboration de nouvelles stratégies visant à :

  • développer les compétences et les qualifications des salariés ;
  • dynamiser la compétitivité des entreprises ;
  • permettre l’accès à la formation professionnelle à toute personne âgée de 16 ans au moins, libérée de l’obligation scolaire et indépendamment de la situation professionnelle (salarié, demandeur d’emploi) ;
  • multiplier le nom de bénéficiaires du congé individuel de formation.

Pour en savoir plus, lisez le dossier formation professionnelle fo cadres (pdf, 6 pages, 2,29 Mo).

Pourquoi se syndiquer ?

La question de la syndicalisation est récurrente dans le monde salarial : “Se syndiquer, à quoi ça sert ?… Les syndicats c’est ringard ! L’effectif des syndiqués est ridicule, les syndicats ne sont pas représentatifs …”

Qui n’a pas entendu ce type de discours ?

Par ailleurs, il est commun d’entendre les patrons, les politiciens plaider en faveur de syndicats forts et représentatifs… quand, dans le même temps, ils font tout pour qu’il n’y ait pas de syndicats dans leur entreprise.

Pourtant la situation des salariés est de plus en plus difficile : remise en cause des services publics, des statuts et des conventions collectives, des acquis et droits sociaux, perte de pouvoir d’achat, non respect des droits des salariés, conditions de travail de plus en plus dégradées, multiplication des licenciements, etc.

Celles et ceux qui prônent l’individualisme ou le chacun-pour soi confondent volontairement libéralisme et liberté. Le libéralisme économique, c’est la loi du plus fort.

La liberté, elle, ne se conçoit que reliée à l’égalité et à la fraternité, dans notre République .

Pour que la liberté ait un sens, il est indispensable que les garanties et droits collectifs soient effectivement reconnus.

Cela suppose, pour les salariés, le droit fondamental de pouvoir s’unir pour être plus forts et se faire respecter.

C’est le rôle du syndicalisme tel que le conçoit Force Ouvrière.

C’est la raison même de son indépendance à l’égard des partis politiques, des gouvernements et des religions.

Pour FO, un seul objectif : défendre et représenter les intérêts individuels et collectifs des salariés, à tous les niveaux, à commencer par l’entreprise ou l’administration

C’est par l’action, la revendication, la négociation que l’on fait avancer les choses, pour tous et pour chacun.

Tout simplement, mais en toute liberté et en toute indépendance.

L’employeur doit remettre l’attestation Pôle Emploi à un salarié à la fin du contrat !

L’arrêt N°13-18850 de la Cour de Cassation du 17 septembre 2014 a indiqué qu’un employeur doit obligatoirement remettre au salarié en fin de contrat une attestation d’assurance chômage pour Pôle Emploi.

La remise tardive par l’employeur de l’attestation de Pôle emploi à un salarié, soit 8 jours après la fin du préavis, entraîne nécessairement un préjudice au salarié qui doit être réparé par les juges du fond. Continuer la lecture

Appel d’un ingénieur d’affaire pendant les congés du salarié

Question posé par une déléguée du personnel à l’employeur

Lorsqu’un ingénieur d’affaires arrive à joindre un consultant pendant ses congés payés, de quel droit lui demande-t-il d’annuler son congé pour une présentation chez un client, en lui demandant de se rendre disponible dans les 4 heures.

Réponse officielle de l’employeur

La règle interne impose que les IA n’appellent pas les consultants pendant leurs congés. Il se peut que l’IA n’ait pas eu ou été cherché l’information (les congés du consultant) ; en l’occurrence, lorsqu’il s’en aperçoit, il n’insiste pas et s’excuse auprès du consultant pour l’avoir dérangé pendant ses congés.
En aucun cas, un IA ne peut demander à un consultant d’annuler ses congés ; tout au plus peut-il poser la question au consultant pour avoir les idées claires sur la disponibilité du consultant à communiquer au client, ceci dans le but de maximiser les chances de démarrage.
Si cependant un salarié était rappelé par l’employeur au cours de son congé pour motif de service, celui-ci aura le droit, à titre de compensation, à deux jours de congés supplémentaires et au remboursement sur justification des frais occasionnés par ce rappel (article 24 de la CCN).