Astek : La direction « remercie » les salariés qu’elle ne pourra faire prendre en charge par l’Etat

L’accord de branche du 16 octobre 2013 relatif à l’activité partielle des salariés interdit d’inclure dans la demande d’indemnisation de l’activité partielle les salariés dits en attente de mission, inter-contrat ou inter-chantier, qui dans les 12 mois qui précèdent la demande d’activité partielle ont été en attente de mission, inter-contrat ou inter-chantier plus de 30 jours ouvrés ininterrompus.

Pour ne pas devoir leur payer intégralement leur salaire, la direction « remercie » des dizaines de salariés qui sont en période d’essai … en raison du COVID 19.

Fins de période d’essai : l’Inspection du Travail rappelle à l’ordre le groupe ASTEK

Alerté par des représentants du personnel sur la rupture massive de périodes d’essai au sein du groupe ASTEK, l’Inspection du Travail rappelle à l’ordre le PDG du groupe ASTEK dans un courriel du 18 mars :

« Bonjour,

Etant destinataire en copie du message, j’interviens pour demander à Monsieur XXXXX de contrôler la situation auprès de ses manager et de donner les consignes pour mettre immédiatement fin aux pratiques dénoncées par les représentants du personnel au sein d’ASTEK concernant des ruptures d’essais durant la crise du Coronavirus covid 19.

En effet, ces pratiques sont extrêmement préjudiciables pour nous tous en plus d’être discriminatoires pour les personnes concernées.

Les salariés doivent être protégés dans leur emploi et placés en télé travail.

Je vous rappelle que le dispositif du chômage partiel est mis en place par l’Etat pour aider au maintien de l’emploi.

Par ailleurs, merci de « geler  » vos demandes courantes de ruptures conventionnelles de salariés protégés.

Cordialement,

L’Inspectrice du Travail »

FO, CFDT et Solidaires Informatique demandent l’organisation d’une réunion extraordinaire du CSE sur l’impact de la crise Coronavirus

Face à la minimisation de la direction sur l’impact économique et social de la crise Coronavirus, les syndicats FO, CFDT et Solidaires Informatique du Groupe Astek ont exigé l’organisation d’une réunion extraordinaire du CSE pour aborder les différents impacts économiques et sociaux pour l’entreprise et ses salariés.

Astek refuse de partager les bénéfices avec ses salariés

Lors de la réunion du 5 mars, les syndicats présents ont essayé de discuter sur la mise en place d’un accord d’intéressement aux profits des salariés. Au bout de 45 minutes d’échanges (presque à sens unique), la direction annonce qu’elle arrête la négociation et clôt toutes discussions au sujet de l’intéressement.

Malgré l’attitude de la direction, l’équipe FO Cadres a fait d’autres propositions afin que les salariés de l’entreprise puissent eux aussi profiter d’une part des bénéfices :

  • Amélioration de la formule de calcul de la participation
  • Distribution de parts de l’entreprise
  • Mise en place de la prime de pouvoir d’achat
  • Augmentation du budget social du Comité Social et Economique (figé depuis 15 ans à 0.18% de la masse salariale soit 4 fois moins que la moyenne en France)

A toutes ses propositions, la réponse de la direction a été catégorique : NON.