[Négociations 2018] La direction refuse de négocier sur la journée de solidarité

Dès le début de la 1ère réunion de négociation, la Direction a annoncé quelle reconduirait le dispositif en place depuis des années. Par cette position, la Direction envoie un signal cinglant aux organisations syndicales : PAS DE NEGOCIATION.

Pourtant, l’équipe FO a fait des propositions qui ne coûtent rien à l’entreprise :

  • Durée de l’accord : 3 ans
  • ETAM et Cadre modalité 1 sans jour de repos complémentaire : Journée de solidarité offerte
  • Cadre modalité 1 avec jours de repos complémentaire : Journée de solidarité déduite des jours de repos complémentaire
  • Cadre modalité 2 ou modalité 3 : Journée de solidarité déduite du compteur de temps disponible « Employeur »

En 2013, la Direction avait fait un geste social à l’attention des salariés en acceptant ce type de mesures.

Entre les messages de la Direction sur le site internet et les réseaux sociaux pour attirer de nouveaux salariés, et la réalité du dialogue social avec le DRH il y a malheureusement gouffre.

Pour la Direction, ce sera un CSE … unique

Afin de garantir une représentation des salariés la plus proche du terrain, l’ensemble des organisations syndicales ont proposé un Comité Sociale et Economique (CSE) Central et plusieurs Comités Sociaux et Economiques (CSE) régionaux.

La Direction a balayé d’emblée d’un revers de la main ce type de revendications en imposant la mise en place d’un CSE unique dans l’objectif de réduire les moyens par trois et donc la présence en local.

[FO Cadres] Ouverture de la négociation sur l’encadrement : Des premiers échanges prometteurs

La première réunion de négociation sur l’encadrement s’est tenue ce 21 décembre au siège du MEDEF. Les discussions devraient aboutir d’ici avril 2018.
FO-Cadres se félicite de l’ouverture de cette négociation qui répond à l’une de ses principales demandes. Elle est l’occasion de restaurer le rôle et la place des cadres dans l’entreprise et de répondre à leurs préoccupations. Leur engagement professionnel doit être reconnu à sa juste valeur et se traduire par des droits et garanties collectifs propres. Les premiers échanges ont permis de partager un diagnostic commun sur la base de travaux d’études de l’APEC, de la CFDT-Cadres et de FO-Cadres.

Pour FO-Cadres, cette négociation doit conduire à la signature d’un nouvel accord national interprofessionnel pour permettre ensuite aux branches d’engager leurs propres négociations sur l’encadrement.

C’est aussi pour FO-Cadres l’occasion de revenir sur ses revendications telles que la nécessité de lier à la fonction de cadre une rémunération minimum à la hauteur des engagements professionnels, une protection juridique en matière de responsabilité pénale, le maintien et la modernisation du dispositif de prévoyance obligatoire, le renforcement de l’équilibre vie privée-vie professionnelle à l’ère du numérique, la régulation du temps de travail notamment par la limitation du recours au forfait-jours, la traduction de compétences notamment managériales par des formations qualifiantes. Ces mesures visent à rétablir l’équilibre entre la contribution et la rétribution des cadres, tout en restaurant le collectif là où prévaut l’individuel.

La prochaine réunion aura lieu le 15 février 2018, à cette occasion FO-Cadres partagera les résultats de sa consultation publique ouverte jusqu’au 15 janvier 2018