[Astek] Conditions de travail dégradées dans l’espace occupée par les salarié(e)s assistant(e)s de gestion et du contrôle de gestion

Bonjour Monsieur Gavaldon,

Profitant de la présence à Boulogne-Billancourt, je suis passé dans les étages du bâtiment D et j’ai constaté que les conditions de travail dans l’espace occupé par les salarié(e)s assistant(e)s de gestion et du contrôle de gestion sont dégradées (open space situé au 1er étage).
J’ai constaté :

  • La présence de 30 positions de travail dans un espace d’environ 120 m2 soit un espace par personne de de 4 m2 ;
  • Le fait d’échanges oraux entre personnes et des appels téléphoniques.

Pour rappel, dans un open space, la recommandation, de l’Institut National de Recherche sur la Santé (INRS) pour de bonnes conditions de travail, est une surface minimale de 11 m2 / personne et, dans un espace bruyant, la recommandation passe à une surface minimale de travail de 15 m² par personne.

Pour PATRICK CHEVRET, responsable du laboratoire acoustique au travail à l’INRS, indique
« Bruit au travail et ressources cognitives ne font pas bon ménage. Une analyse préalable de l’activité est indispensable avant d’aménager des bureaux. De plus, pour limiter les nuisances sonores, les matériaux et le mobilier (plafond de classe A, bulles d’isolement, types de cloisons) doivent être définis à partir des enjeux acoustiques au niveau du poste de travail et en fonction des interactions entre les postes voisins. »

De plus, j’ai également constaté :

  • Un espace de recul-circulation entre les blocs de bureaux insuffisant => L’implantation introduit de nouveaux risques pour les salariés : TMS, Chute, Blessure
  • Deux positions de travail dans un coin de la zone avec un recul très insuffisant => L’implantation introduit de nouveaux risques pour les salariés : TMS, Chute, Blessure.
  • L’utilisation d’ordinateurs portables sans rehausseur => L’implantation introduit de nouveaux risques pour les salariés : TMS.

Cet espace est par conséquent trop densifié et bruyant => L’implantation introduit de nouveaux risques pour les salariés (psychosociaux, fatigue mentale et physique …) qui peuvent avoir des conséquences sur le travail, leur santé et donc sur le fonctionnement de l’entreprise.

Lors de mon passage dans les locaux, j’ai également constaté que des salariés d’autres services ou avec une responsabilité de management disposent de surface par personne plus importante dans leur espace de travail (une quinzaine de positions de travail dans des open space de taille équivalente, bureaux individuels …). Il me semble que tous les salarié(e)s doivent pouvoir bénéficier d’un environnement de bonne qualité favorisant de bonnes conditions de travail.

Je n’ai aucun doute que mon courriel fera à nouveau bondir les esprits bien-pensants. Peu importe ! Mon rôle est, notamment en lien avec les missions de santé, de sécurité et de conditions de travail, est défendre les salarié(e)s et leurs droits. Si, grâce à mes actions, les salarié(e)s se sentent bien, l’entreprise en bénéficiera.

La situation actuellement subie par le personnel de cet espace et les conséquences ne sont pas acceptables. Par conséquent, je vous demande d’agir rapidement pour améliorer significativement leurs conditions de travail en modifiant l’aménagement qui a été réalisé, en fournissant du matériel adapté (ex : vraie rehausseur d’ordinateur portable avec clavier additionnel) et de tenir informer le CSE des aménagements envisagés.

Cordialement

CL

Membre du CSE, Délégué syndical FO

[Astek] FO fait le constat de nombreuses anomalies et de dangers dans les nouveaux locaux d’Antibes

L’entreprise a décidé de déménager fin 2021 ses locaux de Sophia-Antipolis à Antibes.

FO a effectué une visite surprise des locaux et a constaté de nombreuses situations problématiques dont :

  • Du mobilier entreposé (bureaux, luminaires) devant la porte de l’entreprise
  • L’absence d’une place pour le salarié PMR
  • L’absence de plan d’évacuation
  • L’absence d’indication de la zone de rassemblement
  • Une installation électrique non sécurisée au niveau du ballon d’eau chaude ET câble électrique de la multi-prises écrasée (cafétéria)
  • Une installation électrique non sécurisée au niveau au niveau des machines à café (cafétéria)
  • La porte de sortie/évacuation obstruée par du mobilier (cafétéria)
  • Le sol de la cafétéria recouvert de moquette
  • Des fauteuils en tissu dans la cafétéria
  • Des pots de plantes directement sur la moquette
  • Un salarié de la DSI isolé (non visible par d’autres personnes)
  • L’accès à différents extincteurs obstrué par du mobilier
  • Plusieurs tableaux électriques non sécurisés (non fermés)
  • Des câblages informatique et électrique dans le passage ou au sol dans les pieds
  • Un toilette PMR non équipé et encombré
  • Des bureaux individuels encombrés
  • Des bureaux individuels sécurisés sans paroi vitré de visibilité
  • De nombreux matériels et mobiliers stockées dans les espaces de travail
  • Des postes de travail de la zone dédiée au client Amadeus à proximité de la porte d’entrée et des toilettes

FO a remonté cela à la direction et attend une réaction rapide pour un aménagement garantissant la sécurité et de bonnes conditions de travail.

[Actu] Retour au travail « sur site » : les salariés préfèrent le bon vieux bureau individuel fermé

Dans quelles conditions veulent travailler les Français, dans quel type de bureau ? Alors que les entreprises veulent développer les espaces communs, les salariés se prononcent contre l’open space et le flex office.

Les salariés rejettent très nettement l’open space. Seulement un salarié sur huit a désormais envie de travailler dans un espace de travail partagé. La crise sanitaire est passée par là. Selon Ingrid Nappi, professeur et chercheur à l’Essec, l’École de commerce qui a interrogé des salariés, si les Français rejettent désormais encore plus l’open space, c’est parce qu’il est perçu comme moins hygiénique. En plus de générer de la fatigue parce qu’il est bruyant. Et d’être perçu davantage comme un espace de collaboration que comme un espace de travail propice à la concentration.

Pour les mêmes raisons, les salariés rejettent le flex office. Cette solution qui consiste à ne pas attribuer à chacun une place fixe dans un espace partagé. Le flex office tente pourtant beaucoup les entreprises. Selon une étude menée par Deskéo en avril dernier, 55% des entreprises souhaitent mettre en place ce système de bureau non attitrés pour notamment faire des économies de mètres carrés. Pourtant, selon l’Essec, cette solution est elle aussi rejetée par les salariés : seulement 4% d’entre eux se prononcent pour le flex office. Et parmi ceux qui travaillent dans ces conditions, 73% veulent abandonner ce système. Un flop.

Vive le bureau individuel !

Les deux tiers des salariés, 63%, veulent désormais un bureau individuel fermé. Et 16% sont pour un bureau fermé partagé. Un mini open space, à taille humaine. Pourquoi ? Pour Ingrid Nappi, la chercheuse de l’Essec, désormais, les salariés ont besoin de retourner au bureau pour retrouver leurs marques. Et ils rejettent le côté impersonnel de l’open space. Après des mois de télétravail dans sa tanière, on n’est pas prêt à se retrouver exposé aux bruits, aux mouvements, aux dérangements en tout genre et aux risques sanitaires.

Il y a en tout cas la volonté de contrôler son environnement de travail. Les trois attentes principales des salariés sont l’hygiène et la sécurité du lieu de travail, le contrôle de l’environnement physique, comme la température et la lumière et bien sûr la distanciation physique. On veut bien revenir au travail, mais on veut limiter les risques.

Source : FRANCEINFO (01/07/2021, Philippe Duport)

[Actu] Open space, flex office… ces modes de travail dont les salariés ne veulent plus

Une étude réalisée par la chaire Essec Workplace Management lève le voile sur les envies des salariés en matière d’espaces de travail.

La pérennisation du télétravail amène les entreprises à repenser l’organisation de leurs espaces de travail. Cela “se traduit par une tendance à l’expansion du flex office (pas de bureau attitré) […] pour dégager des surfaces nouvelles dédiées aux lieux de rencontre, de création, de présentation”, explique à l’AFP Pierre-Yves Guice, directeur général de l’établissement public d’aménagement de la Défense. Avec, à la clé pour les entreprises, des économies sur le nombre de mètres carrés… et donc sur les loyers.

Sauf que cette volonté des entreprises semble être totalement incompatible avec les souhaits des salariés. Ainsi, d’après la troisième édition de l’étude “Mon bureau post-confinement”, réalisée par la chaire Essec Workplace Management* et publiée ce vendredi 25 juin, seulement 4% des sondés accepteraient de travailler en flex office à l’avenir. D’ailleurs, parmi les salariés qui étaient en flex office avant la crise, 73% ne veulent pas retrouver ces conditions de travail.

Le flex office lié à un “isolement vis-à-vis des collègues”

“Le flex office est la solution idéale pour les jeunes managers cadres qui sont de passage chez le client. Mais elle n’est pas adaptée à tous les salariés”, pointe Ingrid Nappi, professeur-chercheur à l’Essec. “Le télétravail subi a changé la donne”, ajoute l’experte. D’après l’enquête, le flex office est perçu comme étant impersonnel par les salariés. Dans leur esprit, il est également lié à un manque d’hygiène et, surtout, à un isolement vis-à-vis de leurs collègues. “Désormais, les salariés ont besoin de retourner au bureau pour retrouver leurs marques. Ils ont besoin de relations humaines”, insiste Ingrid Nappi.

Et l’open space n’a pas non plus les faveurs des salariés : seules 5% des personnes interrogées aimeraient y travailler à l’avenir. “Cet espace de travail est particulièrement bruyant et génère de la fatigue pour les salariés. Davantage perçu comme un espace de collaboration qu’un espace de travail propice à la concentration, il est également perçu comme étant moins hygiénique. Or pour 22% des salariés, les choix référant à l’hygiène et à la sécurité de l’espace de travail, ainsi qu’à la distanciation physique (21%) sont particulièrement importants en ces temps post-pandémiques”, explique Ingrid Nappi. Ainsi, les critiques adressées à l’open space sont très souvent liées à un manque d’hygiène et de sécurité sanitaire (proximité et espace ouvert), à un manque d’espace et de concentration.

En fait, la grande majorité des salariés veulent travailler dans un bureau fermé (63% dans un bureau individuel et 16% dans un bureau partagé). À l’inverse, 9% des sondés aimeraient rester en télétravail intégral.

L’étude a été réalisée entre le 21 et le 30 avril 2021, en ligne, auprès d’un échantillon de 1.868 employés et utilisateurs de bureaux. Parmi eux, 58% sont des femmes, et 42% des hommes, âgés en moyenne de 39 ans.

Source : CAPITAL (25/06/2021, Sarah Asali)

[Droit] Au travail, il fait souvent très chaud/très froid, existe-t-il des textes pour limiter l’ambiance thermique au travail ?

Aucune indication de température n’est donnée dans le Code du travail. Cependant, certaines de ses dispositions consacrées à l’aménagement des locaux, aux ambiances particulières de travail et au travail à l’extérieur répondent au souci d’assurer des conditions de travail satisfaisantes.

L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de leurs établissements, en y intégrant les conditions de température (principes généraux de prévention détaillés à l’article L. 4121-2 du Code du travail).

L’employeur est tenu d’aménager les situations de travail à l’extérieur de manière à assurer, dans la mesure du possible, la protection des travailleurs contre les conditions atmosphériques (article R. 4225-1).

L’employeur doit aussi veiller à ce que les locaux fermés affectés au travail soient chauffés pendant la saison froide. « Le chauffage fonctionne de manière à maintenir une température convenable » (article R. 4223-13). En cas de froid, des moyens de chauffage suffisants sont aménagés pour les employés à l’intérieur de l’établissement (article D. 4153-19).

Par ailleurs, les dispositions prises pour assurer la protection des salariés contre les intempéries nécessitent l’avis du médecin du travail et du CHSCT ou, à défaut, des délégués du personnel (article R. 4223-15)

Rappelons que dans le secteur du BTP, l’entrepreneur, sous certaines conditions strictes, peut décider d’arrêter le travail pour « intempéries » (article L. 5424-9 du Code du travail). Cette possibilité aurait été mise en œuvre par certaines entreprises pendant des périodes de froid.

S’agissant de l’exercice du droit de retrait des salariés (L. 4131-1), il est rappelé que celui-ci s’applique strictement aux situations de danger grave et imminent. L’évaluation de cette notion de « danger grave et imminent » est complexe et relève de nombreux facteurs, soyez donc très prudents en l’utilisant.