Chez Astek, le combat de FO pour le respect des droits des salariés

Un local syndical qui risque de devoir bientôt déménager, des licenciements individuels contre lesquels il a fallu lutter au cœur de la pandémie, sans compter bien d’autres choses relatives aux droits des salariés… Avec Christophe, délégué FO chez Astek, coup de projecteur sur le difficile mais indispensable exercice du droit syndical en entreprise.

Lien : L’Info militante

[Actu ESN] Grève du 21 Juin initié par plusieurs syndicats chez Sopra Steria

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires informatique, SPECIS-UNSA proposent aux salariés une action de débrayage pour défendre :

  • Des augmentations générales de 160€ Brut par mois
  • Des budgets spécifiques pour permettre la suppression immédiate des écarts de salaires femmes-hommes
  • Des budgets spécifiques pour permettre la suppression immédiate des écarts de salaires par rapport à l’expérience
  • Une indemnité forfaitaire de 45€ par mois de télétravail en compensation des frais occasionnés
  • La mise en place d’un accord de participation pour redistribuer 10% des bénéfices aux salariées répartis à parts égales.

Astek attaque en justice le syndicat FO pour forcer le déménagement du local syndical en dehors de l’entreprise (Suite)

[Mise à jour du 20 mai]

Le 13 octobre 2021, un huissier a remis au syndicat FO une assignation en justice d’Astek pour demander à un juge d’ordonner le déménagement du local syndical FO … en dehors des locaux de l’entreprise.

Le syndicat FO s’est rendu le 2 décembre au tribunal de Lyon en vue de l’audience sur son local syndical. Suite à une erreur du cabinet d’avocats représentant le groupe astek, l’audience a été repoussée en mai 2022 … puis en septembre 2022.

Depuis 2014, l’équipe FO s’engage au quotidien pour aider et conseiller les salariés, négocier de nouveaux droits pour les salariés. Face à la forte « baisse » de l’effectif du groupe en 2020 pendant la pandémie, le syndicat par la voix de l’un de ses délégués syndicaux n’a pas hésité à alerter la presse et les médias (articles, radio et télévision ici) sur les situations et les abus.

Après la contestation en 2019 des mandats accordés à ses délégués syndicaux, la suppression de l’accord de Droit Syndical en 2020 interdisant ainsi l’envoi de communication vers la messagerie professionnelle des salariés, la sanction disciplinaire d’un délégué syndical en 2020, une action en justice engagée en 2021 pour sortir le local syndical de l’entreprise, cela conforte la vision de FO d’une chasse aux sorcières organisée à l’encontre des syndicats qui s’engagent.

ASTEK refuse de mettre en place un accord sur le droit d’expression des salariés

Afin de favoriser grandement l’amélioration des conditions de travail des salariés et ainsi éviter un turn-over de 40 à 50%, FO a proposé une trame de projet d’accord sur le droit d’expression des salariés.

Cette proposition a été immédiatement balayée d’un revers de la main par la Direction des Ressources Humaines. Attitude très surprenante quand on sait que l’entreprise cherche à obtenir depuis plus deux ans le label « Great Place To Work ».

Avancées sociales en matière d’égalité en passe d’être rejetées par la France

En 2014, la Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a réformé la politique familiale modifiant la durée de versement des prestations du congé parental. En septembre 2016, un bilan montrait que peu de pères faisaient le choix de prendre les 6 mois de congés qui leur revenaient. Déjà à l’époque, Force Ouvrière déplorait que cette mesure « incitative » n’ait finalement permis qu’une chose : des économies conséquentes pour les pouvoirs publics !

Aujourd’hui, un projet de directive européenne propose d’aller vers plus d’égalité en octroyant des droits nouveaux à l’ensemble des parents et proches aidants : 10 jours de congé paternité payé, 4 mois de congé parental payé au niveau des indemnités de maladie et non transférable d’un parent à l’autre, et 5 jours de congé payé par an pour les proches aidants. Cela représente de réelles avancées pour de nombreuses personnes en Europe, en France y compris.

Or, le Président de la République refuse de valider ce projet au motif d’un coût potentiellement important. Pour Force Ouvrière, cette position est contradictoire avec l’annonce selon laquelle l’égalité femmes – hommes constituerait une grande cause nationale.

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