[Astek] L’inspection du travail de Lyon ordonne la mise en place du suivi du temps de travail sous peine de sanctions financières et pénales

Depuis plusieurs années, FO exige que le suivi du temps de travail et notamment les décomptes des heures réellement effectuées par les salariés soit mis en place au sein de l’entreprise.

La direction promettait régulièrement de se conformer aux dispositions d’ordre du public prévu par le droit du travail … sans jamais le faire.

FO s’est retroussé les manches en élaborant un courrier à destination de l’ensemble des inspections du travail concernées .

Le 9 mars, l’inspection du travail de Lyon a ordonné à la direction de se mettre rapidement en conformité sous peine de sanctions financières (4 000 EUR par salarié) et pénales.

La direction a cherché à forcer la main aux syndicats pour qu’ils fassent une lettre à l’inspection du travail pour l’amadouer en demandant un report de l’application du droit du travail de plusieurs semaines ou mois pour essayer d’aboutir à un éventuel accord sur le temps de travail.

Si FO est favorable à un accord sur le temps de travail, pour autant cela ne doit pas se faire dans n’importe quelle condition. FO a donc refusé la manoeuvre demandée par la direction et demandé l’application du code du travail en attendant qu’un accord soit trouvé.

Free n’aime pas les syndicats libres

Le centre d’appel Qualipel, à Vitry sur Seine en région parisienne (Val-de-Marne), emploie environ 500 salariés qui travaillent depuis 2012 à la satisfaction des abonnés de l’opérateur Free, lui-même filiale du groupe Iliad. FO, implantée dans l’entreprise depuis 2015 seulement, est majoritaire, avec 34% des voix depuis les élections professionnelles de novembre 2016, au détriment des anciens, en particulier de la CFDT, qui a disparu, et de l’UNSA. Un résultat que la direction a tout fait pour éviter et qu’elle ne digère visiblement toujours pas.

Pour lire le récit, cliquez sur le lien « Free n’aime pas les syndicats libres« .

Le mauvais procès instruit contre le code du travail

Pour le professeur au Collège de France Alain Supiot, « le procès instruit contre le code du travail occulte les causes profondes de la crise de l’emploi ».

En 1999, le juriste Alain Supiot, spécialiste du droit du travail, avait présidé à la rédaction d’un rapport commandité par la Commission européenne sur les « Transformations du travail et le devenir du droit du travail en Europe », qui a fait date. Devenu un « classique », ce texte est à l’origine de la notion de droits de tirage sociaux, qui a inspiré les concepts de sécurisation des parcours professionnels ou de sécurité sociale professionnelle. AlterEcoPlus publie en exclusivité un extrait de la préface à la seconde édition de cet ouvrage, intitulé Au-delà de l’emploi et publié ce mercredi 2 mars aux éditions Flammarion. Dans cette préface, le professeur au Collège de France critique notamment le récent projet de réforme du code du travail du gouvernement de Manuel Valls.

Lien : Alterecoplus – Le mauvais procès instruit contre le code du travail