FO signe l’accord interprofessionnel sur la santé au travail

Au terme d’une âpre négociation de six mois, les organisations syndicales et patronales sont parvenues à un compromis dans la nuit du 9 au 10 décembre sur un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail. Ce texte, axé sur le développement de la prévention, a reçu un avis favorable de la part des négociateurs FO, CFDT et CFE-CGC du côté syndical et du Medef et de l’U2P du côté patronal.

La CGT ne signera pas tandis que la CFTC et la CPME réservent leur réponse.

Les interlocuteurs sociaux ont jusqu’au 8 janvier 2021 pour signer le texte.

20% des arrêts de travail ne sont pas suivis

 

20% des arrêts de travail font l’objet d’un renoncement de la part des salariés, indique une étude du groupe de protection sociale Malakoff Médéric publiée fin novembre. Parmi les personnes qui n’ont pas suivi la prescription de leur médecin, 39% disent le regretter.

Les conclusions d’une enquête sur l’absentéisme maladie menée par Malakoff Médéric auprès de 2 000 salariés et 300 médecins généralistes sont pour le moins inattendues : 20% des arrêts maladie prescrits aux salariés par leur médecin traitant en 2016 n’ont pas été suivis. 7% de ces arrêts ont été pris en partie et 12% pas du tout.

Des raisons morales et financières

Le premier motif de renoncement invoqué est la conscience professionnelle. 48% des personnes interrogées disent ainsi qu’ils n’ont pas l’habitude de se laisser aller. Les autres explications à ce refus sont principalement des raisons financières (29%), la peur d’une surcharge de travail au retour (23%) ou la pression hiérarchique (22%).

Parmi les salariés qui n’ont pas respecté leur arrêt de travail, 39% regrettent leur décision. Ils mentionnent alors l’impact sur leur productivité ou la qualité de leur travail (65%), une maladie qui dure plus longtemps (53%), une rechute (50%) ou un moral en baisse (45%).

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